Archives pour la catégorie A propos du Mooc ITyPA

Retranscription plus ou moins directe des thématiques abordées dans ce Mooc.

Quand le Mooc traite de l’aspect sociologique…

Ces deux dernières séances du Mooc (séance n°7 : Apprentissage Social & séance n°8 : Découvrons les communautés qui nous entourent) ont été riches en un aspect jusqu’ici que très légèrement abordé : la sociologie, tant au niveau professionnel (séance n°7) que du groupe en général (séance n°8).

Je remercie tout d’abord Frédéric Domon et Jean-Michel Cornu pour leurs présentations pertinentes et structurées.

De nombreux thèmes ont été abordés avec pour élément commun : l’effort social dans le groupe dans le but d’optimiser l’apprentissage. Cette problématique me paraît importante tant l’application est vaste et primordiale. Au niveau du Mooc ITyPA et des Mooc en général, au niveau du travail professionnel, et même (surtout ?) au niveau des collaborations et projets quotidiens…

Il était important de se reposer sur des théories du comportement déjà établies et reconnues pour entrer dans le vif du sujet et Frédéric Domon l’a très bien fait. A commencer par la Théorie Sociale Cognitive portée par Bandura dans les années 1980. La TSC repose sur une interaction individu-comportement réciproque. En effet, cette théorie affirme que les facteurs personnels (souvenirs, émotions, mimétisme, réponse à un « modèle »…) vont, en plus des éléments environnementaux, déterminé le comportement de l’individu. Mais ce comportement viendra ensuite forger l’individu dans ces actes prochains. Une page sur le net explique simplement et pertinemment cette théorie :
http://www.psybernetique.com/Introduction/Theorie%20sociale%20cognitive.htm

Il a aussi été question d’un certain Lev Vygotski dans cette séance n°7. Ce soviétique de l’entre-deux-guerres a développé une théorie qui nous intéresse tout particulièrement dans le cadre de ce MOOC. La transmission de savoirs et compétences ne sont pas que de l’ordre héréditaires mais aussi et surtout d’ordre culturelle. L’apprentissage intellectuel passe alors inéluctablement par une acquisition des bons outils à l’intérieur d’un groupe… Cela me rappelle vaguement le Mooc ITyPA…

On pourrait aussi élargir cette réflexion sociologique et comportementale en abordant d’autres théories telles que le béhaviorisme (apprentissage et comportement déterminés par des stimuli intérieurs/individuels et/ou extérieurs/environnementaux), la théorie comportementale du leadership (comportement des dirigeants), etc…

Le dernier point que je voudrais évoquer dans ce billet est l’organisation en tant que telle au sein d’un groupe. Ce fut le sujet de la présentation de Jean-Michel Cornu et mérite qu’on s’y penche un peu. Parmi ses 28 mots-clés, un a particulièrement retenu mon attention : TAILLE. Dans cette partie, Jean-Michel expliquait l’impact de la taille du groupe sur le travail effectué. Et ensuite, il s’est intéressé au rôle de chacun au sein de ce même groupe. 4 rôles sont apparus dans ses propos :

  • Proactifs (actif et initiateur d’idées)
  • Réactifs (actif mais suiveur)
  • Observateurs 
  • Inactifs 

Ce qu’il y a d’intéressant dans cette scission est qu’elle est nécessaire et automatique au sein d’un groupe. A l’image de la règle du 1%, chacun de ces rôles, et leur proportion (1% étant pour les proactifs) semblent être une caractéristique intrinsèque au concept de groupe.

Cela me fait fortement penser aux expériences des rats de Bernard Werber décrites dans l’Encyclopédie Relative et Absolue du Savoir. Dans ces expériences, il s’agissait de disposer 6 rats sur une berge avec un distributeur de nourriture placé sur la berge opposée. Les rats sont donc obligés de nager pour accéder à la nourriture. Se définit alors un schéma : 2 tyrans, 2 soumis, 1 individuel et 1 souffre-douleur. Les 2 soumis ainsi que l’individuel vont chercher la nourriture. Les 2 soumis se font ensuite subtiliser la nourriture par les 2 tyrans qui récupèrent la nourriture alors que l’individuel ne se soucie pas de ce rapport de force et mange tranquillement. Le souffre-douleur reste à l’écart et attrape quelques miettes entre 2 coups de pattes. Un schéma parmi tant d’autres me direz-vous ? Justement non. En effet, lorsqu’on répète l’expérience avec 6 rats quelconques, ou 6 rats tyrans ou 6 rats soumis, ou 6 rats individuels ou 6 rats soumis, les mêmes rôles sont redéfinis pour aboutir à un schéma similaire.

Cette nécessité d’aboutir au même schéma d’organisation dans un groupe inlassablement a cela d’effrayant que l’on ne peut en réchapper. Alors, l’apprentissage en groupe est-il une question si ouverte que cela ?

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L’apprentissage, une question d’outils ?

Le savoir différencie l’être humain.

Or pour atteindre une forme de savoir, il faut passer par l’apprentissage. Le professionnel est aussi passé par le stade de débutant. Mais il existe une infinité de manières d’apprendre, entre auto-apprentissage et apprentissage subi.

L’auto-apprentissage se développe de manière fulgurante. Et ce développement n’est pas étranger à celui des outils numériques. C’est parce que des outils nous permettant d’aller plus loin existent que tout un chacun est maintenant capable de prendre son apprentissage en main. On peut citer par exemple des xMooc comme coursera (cf mon post About xMooC), ou des sites comme Thot Cursus

Pour ma part, ce passage entre ces 2 grands modes d’apprentissage revêt des atouts mais aussi certaines contraintes… L’avantage le plus distinct est l’autonomie, la capacité d’apprendre ce que l’on veut. Mais cela se fait au détriment d’une organisation cadrée, ce qui peut mener à cette idée de « noyage » dans le flux ininterrompu d’informations et d’outils.

A chacun de trouver le bon compromis entre organisation et autonomie.

Un Environnement d’Apprentissage Personnel

Bonjour à tous,

On connaît tous les avantages à avoir un réseau fourni. Mais il existe un outil méconnu qui permet d’aller plus loin que des simples contacts en échangeant toutes sortes d’informations avec l’autre. Ces outils ont été rendu possible grâce aux capacités apportées par le développement de l’Internet. Il est question ici des Environnements d’Apprentissage Personnel ou EAP.

Après avoir essayé des outils plutôt tournés professionnels tels que Framapad ou Diigo, je me suis tourné vers pearltree. Il répond en effet plus à mes besoins : simple, visuel, interactif…si bien qu’il s’éloigne un tant soit peu du concept initial de EAP.

Je vous mets en lien mon pearltree : http://www.pearltrees.com/#/N-fa=6747513&N-s=1_6747576&N-reveal=5&N-u=1_917852&N-p=62945103&N-f=1_6747576

#ITyPA Un mooc …késako ?

Bien le bonjour,
j’ai créé ce blog qui va me suivre tout au long des 10 semaines d’expérience proposée par le premier mooc (Massive Open Online Course) franco-français : ITyPA (Internet : Tout y est Pour Apprendre) pour apporter ma participation à ce grand tout qu’est Internet.

Au premier abord, j’ai été interpelé par ce nouveau concept (et surtout ses consonances légèrement barbares on en conviendra). Sur le papier tout laissait à croire que nous allions (enfin) pouvoir décrypter les rouages d’Internet, en terme de flux d’informations et d’outils, grâce à l’expérience ITyPA. Oui mais… Le format du cours est totalement innovant. Le mooc attend une activité de la part de tous les participants. C’est en fait le principe de base du mooc.

C’est à nous de franchir le cap du simple spectateur et de nous « noyer » dans ce grand monde virtuel. Et cela va très vite. La conférence d’ouverture s’est déroulée il y a bientôt une semaine et ce ne sont pas moins de 1000 participants, pour autant de blogs, forum et autres tutoriels qui fleurissent sur le web.

Donc vers une communauté d’auto-apprentissage  ?

Je compte bien me faire ma propre idée sur le mooc ces prochaines semaines.